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Entretien avec Benoît Sillard,
sous-directeur
aux NTIC
au Ministère de l'Education nationale,
et délégué interministériel
aux usages d'Internet
Le
Bureau Virtuel : un chantier pharaonique
pour les trois
ans à venir

Benoît
Sillard est à la fois sous-directeur aux NTIC au
Ministère de l'Education nationale, et délégué interministériel
aux usages d'Internet. Autant dire que c'est le Monsieur Internet du gouvernement. Il présente ici un des projets phares : la mise en place d'un Bureau Virtuel gigantesque, à l'échelle de la nation, qui rassemblera tous les partenaires de l'éducation, élèves, institutionnels, enseignants et parents.
Qu'est-ce
que le Bureau Virtuel ?
C'est,
au sein de l'Éducation nationale, la
possibilité pour un élève, un professeur, un parent d'élève d'accéder en ligne à tout
ce dont il a besoin : cours, notes, carnet de correspondance,
messagerie, etc.
Le
développement du Bureau Virtuel et la maîtrise des NTIC représentent aujourd'hui
un enjeu
de société : il y va de la transmission de la culture,
des emplois de demain, du lien social qui passe au travers de ces technologies.
Le Bureau Virtuel a un rôle formateur. En y accédant, les élèves apprennent ces technologies.
À quoi
sert le Bureau Virtuel ?
Il offre trois types de services :
- des services pour la vie scolaire (organisation, carnets, etc.) ;
- de la documentation, de l'information (revues en lignes,
manuels numériques,
etc.) ;
- le travail collaboratif, l'utilisation de logiciels à plusieurs, permettant
des études de cas, un travail entre les élèves, du professeur
avec l’élève.
Le professeur peut personnaliser sa pédagogie,
en fonction des difficultés et avancées de tel ou tel élève. Il peut
aussi bénéficier des avantages des NTIC pour servir de support à son
enseignement, dans quelque discipline que ce soit : bases de données,
illustrations, etc.
Un
projet de grande ampleur
Le
déploiement du Bureau Virtuel se fera en quelques années :
- 2003-4
: phase d’expérimentation ;
- Rentrée 2004 :
première phase de déploiement ;
- 2007-8 : 12 millions
de Bureaux Virtuels, englobant toute la communauté. Pour ce faire, le
gouvernement a lancé un appel à projets, puisque
toutes les collectivités locales doivent être parties
prenantes. À ce jour (rentrée
2004), 11 régions sont concernées par le déploiement
du Bureau Virtuel ce qui représente 80 000 élèves.
Les études
préparatoires se sont appuyées sur les pays qui ont déjà généralisé le
Bureau Virtuel : Australie, Nouvelle Zélande...
La France était en retard sur les autres pays. C'est pourquoi il faut aujourd'hui mettre les
moyens !
© CyberEcoles, A. S., Aphania, novembre 2004
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