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Maelise Langumier est conseiller pour les actions pédagogiques au Conseil Général des Hauts-de-Seine. L'éducation est un domaine qu'elle connaît bien puisqu'elle a été professeur en collège, a passé quatre ans à l'Institut national de recherche pédagogique (INRP), a été professeur à l'école normale (aujourd'hui IUFM) puis consultante au ministère de l'Education nationale. Son rôle consiste à coordonner des projets pédagogiques, ciblés notamment sur les élèves en difficulté : il s'agit d'ateliers péri-scolaires organisés par des professeurs ou des intervenants extérieurs au collège(comédiens, animateurs socio-culturels.) tel que l'atelier NetPlus Ultra que CyberEcoles a déjà présenté..
Le Conseil Général est, comme tous les Conseils Généraux, compétent pour l'équipement des collèges. Le département des Hauts-de-Seine est pour sa part responsable de 91 collèges publics. Ces dernières années, dans le cadre du plan gouvernemental de développement des nouvelles technologies dans l'éducation, il a été programmé, à moyen terme l'équipement informatique des collèges avec si possible connexion à internet. Ainsi, en moyenne, quatre salles sont équipées de huit à seize ordinateurs multimédia. Il s'agit généralement de la salle multimédia, du centre d'information et de documentation et des salles dédiées à l'enseignement technologique. Cet équipement n'est pas systématique : il ne sert à rien d'équiper des établissements où les ordinateurs ne seraient pas utilisés. La décision est conditionnée par une demande du collège sur la base d'un projet pédagogique.
Les professeurs peuvent bénéficier,
s'ils le souhaitent, de formations dispensées à Neuilly-sur-Seine
par le Centre départemental de documentation pédagogique. Parfois,
un professeur prend les choses en mains et devient en quelque sorte
le référent TICE pour son collège.
Oui, notre vocation n'est pas de nous substituer aux enseignants. Nous pouvons cependant compléter les enseignements traditionnels par des actions poursuivant des objectifs d'éveil, d'appropriation de techniques ou d'acquisition de savoirs. Concrètement, cela prend la forme d'ateliers pédagogiques, organisés en dehors du temps scolaire : le soir, le mercredi ou même le midi. Ces ateliers sont extrêmement divers : jardinage, vidéo, théâtre, écriture... et utilisation d'Internet. L'objectif de ces ateliers entre par ailleurs dans le cadre d'une autre grande compétence des Conseils Généraux : celle relative à l'action sociale, puisque ces ateliers sont ciblés sur les élèves en difficulté. Ils sont conçus et animés par des professeurs volontaires et des intervenants extérieurs sollicités par le collège. Mon rôle est de coordonner ces ateliers. Les ateliers sont proposés par le collège, c'est le Conseil Général qui choisit de le financer ou pas. Cette décision se fait dans le cadre d'un échange entre les établissements (professeurs, directeurs d'établissement) et notre équipe. Comme le Conseil Général apporte un financement, nous estimons normal d'avoir un droit de regard sur la façon dont est utilisé l'argent de la collectivité. Chaque atelier peut en effet bénéficier jusqu'à 1000 F de dotation pédagogique (achat de matériel et de logiciels) et les professeurs sont rémunérés sur la base de 175 F de l'heure.
Net Plus Ultra fait partie des ateliers
que je viens d'évoquer à l'instant. C'est un atelier qui a pour
but d'initier des élèves en difficulté à Internet et de leur permettre
d'utiliser cette technologie pour progresser dans leur Propos recueillis par Olivier Devillers, Aphania.
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